"Deux
choses sont infinies, l'Univers et la sottise humaine.
Mais je ne suis pas
sûr de ce que j'affirme au sujet de l'Univers". (Albert Einstein)
Ce tableau est dédié à la fondation Nicolas Hulot

Son appétit dévorera la terre et ne
laissera derrière lui qu’un désert.!!
Extrait du discours du chef indien SEATTLE
Ecoutez la totalité du discours interprèté
par THIERRY MULTON
Nous sommes une partie de la
terre, et elle fait partie de nous.
Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle,
sont nos frères. Les crêtes rocheuses les sucs dans les prés,
la chaleur du poney, et l’homme : tous appartiennent à la
même famille. L’eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et
les
rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres.
Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père. Les
rivières
sont nos sœurs : elles étanchent notre soif, portent
nos canoës
et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre,
vous devez vous rappeler, et l’enseigner à vos enfants,
que les rivières
sont nos sœurs, et les vôtres, et vous devrez alors montrer
pour les
rivières la tendresse que vous montreriez pour une sœur.
Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs.
Pour lui une parcelle de terre ressemble à la suivante car c’est un étranger
qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin.
La terre n’est pas sa sœur, mais son ennemie, et, lorsqu’il l’a conquise, épuisée,
il va plus loin.
Il abandonne même la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas.
La tombe de ses aïeux, et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli.
Il traite sa mère, la terre, et son père, le ciel, comme des choses
à acheter,
piller, vendre, comme les moutons ou les perles brillantes.
Son appétit dévorera la terre
et ne laissera derrière lui qu’un désert.
Qu’est-ce que l’Homme sans les bêtes ?
Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude
de l’esprit.
Car ce qui arrive aux bêtes, bientôt arrive à
l’homme.
Toutes les choses se tiennent.
Enseignez à vos enfants
ce que nous avons toujours enseigné aux nôtres :
que la terre
est notre mère. Et que tout ce qui arrive à la terre, arrive aux
fils de la terre.
Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.
Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ;
l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons.
Toutes les choses se tiennent, comme le sang qui unit une même famille.
Toutes les choses se tiennent et tout ce qui arrive à la terre, arrive
aux fils de la terre.
Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie :
il en est seulement
un fil. Tout ce qu’il fait à la trame,
il le fait à lui-même. Cette terre lui est précieuse, et
nuire à la terre
c’est accabler de mépris son créateur.

Les Blancs aussi disparaîtront. Peut-être plus tôt que toutes
les autres tribus.
Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.
Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force de Dieu
qui vous a amenés jusqu’à cette terre et qui, pour quelque dessein
particulier,
vous a fait dominer cette terre et l’Homme Rouge.
Cette destinée est un
mystère pour nous, car nous ne comprenons pas.
Quand les bisons seront tous massacrés, les chevaux sauvages domptés,
les coins secrets de la forêt chargés de l’odeur de beaucoup d’hommes
et la vue des collines en pleines fleurs ternies par des fils qui parlent…
Alors où seront les fourrés ?
Disparus.
Où sera l’Aigle ?
Disparu.
Et cette disparition marquera la fin de la vie et le début de la survivance.
»